J’ai déjeuné à la cantine de Radio France avec Arnaud Jamin « Et tant pis si y’a des cailloux dans les épinards/ je préfère manger au refectoireeee» (Carlos.La cantine)

Aujourd’hui,  j’ai rendez- vous devant Radio France à 12 h 30, c’est généralement l’heure ou Arnaud Jamin va déjeuner à la cantine : comme il ne prend pas de petit déjeuner le matin il a faim tôt.

Après s’être lavé les mains-Arnaud est un garçon très propre- on monte au troisième étage de la nouvelle tour centrale de Radio France dans la nouvelle cantine.  Arnaud la  déteste :  « il y a beaucoup trop de bruit et plus aucune vue.»  C’est aussi le cas de pas mal d’employés de Radio France qui n’ont pas hésité, comme à leur habitude, à faire tourner une pétition pour dénoncer le niveau de décibels insupportable…

Il faut dire que l’ancienne cantine du 9ème avait une vue digne de la Tour d’Argent avec vue imprenable sur la tour Eiffel en prime.

«C’est important la cantine, c’est un vrai lieu de vie» me dit  Arnaud… Celle-ci est tout à fait en accord avec les plats que l’on y sert : moche, sans aucun intérêt, mais fonctionnelle.

Devant le menu, Arnaud se tâte entre la saucisse de Morteau ou le poulet sauce roquefort.

Il commence de toute façon, comme d’habitude, par faire un tour au stand crudités : « je mange des carottes râpées tous  les jours. »
Il opte finalement pour le poulet au roquefort accompagné d’une sorte de gratin de courgettes « c’est marrant on dirait que tout le monde a vomi dans son assiette. »

Il finit au stand laiterie où il choisit comme à son habitude un yaourt Taillefine au pif : « je fais attention depuis que j’ai arrêté de fumer. »

Devant nos assiettes remplies de vomi donc, on entame une discussion à bâtons complètement rompus sur la cantine.
Arnaud a l’habitude d’y aller à peu près trois fois par semaine. C’est ce qu’il y a de plus pratique car dans le 16ème arrondissement, autour de la Maison de la radio, « tout est trop cher »  Il aime bien y manger, même seul «  c’est très dur de se trouver un bon compagnon de cantine. » Pourtant, il n’a pas toujours aimé manger en collectivité : enfant à Toulouse, il pleurait tellement pour ne pas s’y rendre qu’il mangeait sur une table à part avec les dames de cantine.

Arnaud goûte les courgettes et interrompt la discussion : « Berk je vais aller les faire réchauffer et  mettre du sel parce que là ce n’est vraiment pas possible. »

Il revient.

Dans son appart à Pigalle où il vit avec sa copine, c’est lui qui cuisine : « je suis un vrai homme d’intérieur.»
Il se rend  au Carrefour deux fois par semaine, il achète surtout des légumes, des fruits de saisons,  des soupes Knorr « mouliné de légumes » et du gouda au cumin.
Il mange d’ailleurs d’une façon plutôt saine : des brocolis au wok avec escalopes de dinde par exemple. Beaucoup de légumes et de soupes aussi. Il est quand même spécialiste des pâtes à la Carbonara avec beaucoup de moutarde et, origines toulousaines obligent, il ne dit jamais non à un bon gros cassoulet.

En règle générale, il avoue ne pas être un immense gastronome mais il « essaie de se perfectionner. » Il a par exemple cuisiné récemment des linguines à l’encre de seiche avec des citrons, de l’huile d’olive et des noix.

Autre particularité, il ne boit pas d’alcool sauf en soirée et dans un but festif uniquement (à comprendre dans le but de se bourrer la gueule et de se rouler par terre) sinon ça ne l’intéresse pas…

Il ne va pas souvent faire les courses dans son quartier : les prix pratiqués rue des martyrs sont « délirants », les prix indiqués le sont d’ailleurs pour 500g au lieu d’un kilo, si bien qu’il passe souvent devant  les commerçants en hurlant  des trucs du genre « pensez-vous que l’on puisse soutenir une existence avec des prix pareils ! »«

Une exception à la règle la pâtisserie Sébastien Gaudard « un génie », où il va de temps en temps s’acheter un dessert comme la tarte aux noix et à la noisette : « simple mais délicieux. »

Dans son quartier il aime aussi aller diner chez Pomodoro, un italien, bon et pas cher où il commande généralement  une Margarita ou des pâtes aux truffes.

Il a découvert récemment un très bon restaurant rue des Martyrs : La table des anges, qui sert de la cuisinine française.

Et sinon, il est assez fidèle au traiteur chinois près du bar le Truskel  où il va diner avant d’aller boire : Toujours la même chose depuis des années (rouleau de printemps + nouilles sautés.) Il n’a pas pour autant noué de liens avec le patron, dont le visage « n’exprime aucune émotion. »

Le repas est fini. Mauvaise pioche aujourd’hui : les courgettes étaient pleines d’eau, le poulet pas terrible. On a  connu mieux : des pâtes bolo incroyables à la pizza au chorizo avec supplément crème fraîche… Mais c’est ça aussi la Magie de la cantine : on ne sait jamais vraiment sur quoi on va tomber

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