Suite et fin de l’incroyable diner de l’incroyable Roland….

PARTIE III. LE DINER

Tout d’abord, chers lecteurs, désolée d’avoir fait durer le suspens si longtemps.
J’ose espérer que la lecture sera à la hauteur des expériences incroyables qu’ont vécues mes papilles ce soir-là, si ce n’est pas le cas, vous pouvez toujours tenter de réaliser vous-même le repas grâce à  ma retranscription (pas évident la retranscription car il est difficile de tenir un stylo et une fourchette dans la main droite) (surtout lorsqu’on a un verre de vavavroummm*  dans la main gauche) *vin rouge

Après que Roland m’a raconté toute sa vie de cuisinier, en buvant du vin blanc, nous nous sommes attelés à la préparation du repas (il était déjà 19h30 bien tapé.)

Le Carpaccio de crevettes bleues :

6 Grosses crevettes bleues
Une cuillère d’huile d’olive (bonne si possible)
2 olives noires dénoyautées
1 petit morceau de cèleri
Du persil

Décortiquer les crevettes précautionneusement (réserver leurs  carcasses etc. pour la sauce des pâtes;)
Les Couper  en deux dans leur longueur;
Les déposer sur une assiette, refroidie au préalable.
Couper les olives et un morceau de céleri en petits morceaux puis en parsemer les crevettes.
Y jeter un petit coup d’huile d’olive/ du poivre/ un peu de cardamone  et le tour est joué.

Le résultat est étonnant : un carpaccio très frais, à la consistance étonnante un peu gluante mais très goutu. Comme si une huître s’était transformée en grosse crevette et s’était roulée dans un bain d’huile d’olive.

Les Pâtes Fraîches de la mer :

Pâte à pâtes :
100 g de farine
2 œufs bios (« bio c’est mieux car ils n’ont pas le droit de filer des vieux médicaments qui puent aux animaux. » (Roland))
Une Machine à pâtes  (si vous n’avez pas la machine/ achetez des pâtes type grosses tagliatelles fraîches et sautez trois cases)

Mettre la farine dans un saladier, faire un puits au milieu, y mettre les deux œufs entiers (mais sans coquille on s’entend) malaxer à la main jusqu’à obtenir une consistance homogène (vous pouvez rajouter de l’eau chaude si besoin).
Passer la pâte dans la machine, la plier en 4 et ainsi de suite jusqu’à ce qu’elle soit  très fine.
Quand vous obtenez la pâte la plus belle et fine possible : découper au couteau des grosses bandes dedans, pour en faire des farfadelles !

La sauce :
Une petite limande
Un petit calamar (demandez au poissonnier de le vider mais avec la peau) (« Ne pas garder la peau est une erreur fatale.» Roland)
Les carapaces des grosses crevettes bleues ( à 13 euros les 6, on rentabilise jusqu’au bout.)
1 citron à zester
100 g de coques
1 carotte
1 branche de céleri
1 oignon rouge (ou blanc, on est ouvert d’esprit)
3 cuillères de sauce tomate

Découpe des poissons et crustacés :

Mettre les coques dans de l’eau salée (pour que les plus récalcitrantes, celles qui se trouvaient trop bien pour finir leurs vies dans un plat de pâtes, payent le prix de leur insolence et s’ouvrent à tout jamais)
Découper la limande en dés et la réserver au frigo dans un film plastique.Enlever la poche d’œufs s’ il y’en a une et  la réserver pour la sauce.
Découper le calamar en fines lamelles (« plus c’est fin plus ça cuit vite plus c’est moelleux ») (alors il ne s’agit pas de déconner). Réserver.
Faire cuire les coques dans une casserole d’eau.

Retrouvailles au poêle :

Dans une poêle très chaude avec de l’huile d’olive, jeter  les carapaces des crevettes bleues et les zestes d’un citron.
Baisser un peu le feu puis rajouter l’oignon et le céleri coupés grossièrement et 4 petites gousses d’ail.
Râper la carotte dans la poêle.
Rajouter une petite cuillère de sucre.
Allonger avec un peu de sauce tomate (Roland a sa sauce tomate magique fabriquée cet été avec des vraies bonnes tomates du maraîcher.) Mais tout le monde ne peut pas en dire autant (alors n’ayez pas honte et balancez votre sauce tomate industrielle.)
Une fois tous ces potes réunis dans la poêle, après qu’ils ont bien tous déconné, fricoté. .. Bien mijoté quoi : Verser le tout dans un blender. Mixer tout cela à fond dans une fusion finale joyeuse.
Filtrer le tout afin qu’il ne reste plus rien de pas liquide (genre des yeux de crevettes qui auraient échappé au massacre.)
Réserver la mixture.

Troisième round :

Dans une poêle très chaude, verser de l’huile, jeter les calamars, puis la limande,  laisser dorer  5 minutes puis rajouter la sauce et recouvrir.
Faire cuire les pâtes au dernier moment dans une grande casserole d’eau bouillante. (bon c’est vrai  vous avez pu faire bouillir l’eau avant si vous êtes futés.)
Verser les pâtes dans la sauce.
Retirer du feu, rajouter le persil découpé en fins morceaux.
Dégustez  très chaud.

C’est délicieux, chaud, parfumé, les pâtes fondantes, les coques goutûes, le calamar moelleux. 

Après ça  j’implore Roland : « S’il te plait une pause je n’en peux plus. Je reviens demain. Laisse-moi digérer. » «  Hors de question rétorque-t-il » : les pâtes ici c’est comme en Italie solo un primo piatto.Et puis rappelez- vous il nous reste encore à cuisiner  le bœuf acheté moitié prix et les câpres fraîches italiennes… Roland, intraitable, prépare donc un : TARTARE DE BŒUF (à ce point de l’interview  mes notes ne sont plus que des espèces de signes indéchiffrables constellées de tâches oranges grasses) mais en gros pour un tartare il faut :

Du bœuf
Des câpres fraiches
Du persil
Du poivre
Des épices
Peut être autre chose

Couper la viande très finement avec un gros couteau.
En faire un petit tas bien rond et joli.
Rajouter du poivre, des épices (comme du tabasco par exemple), du persil coupé très fin et des câpres…Peut être autre chose. Et dévorer.

Là encore je peux quasiment prétendre sans penser me tromper que c’est bien bon, viandu, épicé.

Un calvados pour finir le repas. Quelques pas de danse. Et un retour chez moi, à pied, dans la nuit… Ainsi s’achève l’incroyable repas de l’incroyable ROLAND.

 


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2 réflexions au sujet de « Suite et fin de l’incroyable diner de l’incroyable Roland…. »

  1. Merci pour cet incroyable billet !

    Je vais chipoter un peu mais bon : A propos des délices sorties de la machine à pâtes, vous parlez de « farfadelles »… Ne s’agit-il plutôt pas de « parppadelles » ?

    Bonne continuation à vous et bon appétit !

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